Le cholestérol en détails, à priori et vérités

Dans cet article, vous allez apprendre tout ce qu’il y a à savoir sur le cholestérol. Une fois de plus, les choses sont un peu différentes de ce que l’on a bien voulu nous faire croire. En effet, le cholestérol et son métabolisme sont bien plus compliqués que ce que l’on a pensé ces dernières décennies.

Le cholestérol reste un élément important pour la santé et le système cardio-vasculaire, mais contrairement à ce que l’on nous a dit, ce n’est pas le cholestérol total ou le cholestérol de type LDL qui joue le rôle le plus important pour notre santé. Il y a une nouvelle façon de mesurer le cholestérol qui reflète beaucoup mieux le risque cardiovasculaire. Les informations ci-dessous sont en partie tirées d’un ebook du Dr Chris Kresser, The Diet-Heart Myth que vous pouvez trouver ici: https://chriskresser.com/heart-disease/

Nous avons besoin de cholestérol pour notre santé

Mais avant tout, laissez-moi vous expliquer pourquoi le cholestérol est important et pourquoi nous ne pouvons pas vivre sans:

  • Le cholestérol est essentiel au bon fonctionnement de notre corps, on ne peut pas vivre sans cholestérol.
  • Le cholestérol est un des composants des sels biliaires et est nécessaire à l’absorption des graisses.
  • Le cholestérol est un précurseur de la vitamine D ainsi que des hormones stéroïdes et sexuelles comme la testostérone, les œstrogènes, la progestérone, le cortisol et bien d’autres.
  • Le cholestérol est un composant essentiel des membranes cellulaires.

Nous avons en permanence entre 1100 et 1700 milligrammes de cholestérol qui circule dans notre corps:

  • 25% provient de notre alimentation
  • 75% est produit par le foie

La majorité du cholestérol présent dans notre circulation est fabriqué par notre propre corps

Une grande partie du cholestérol contenue dans les aliments ne peut pas être absorbée lors de la digestion.

La plus grande partie du cholestérol présente dans nos intestins a été synthétisée par notre foie puis a été sécrétée dans l’intestin par la vésicule biliaire.

Le corps régule étroitement la quantité de cholestérol présente dans le sang en contrôlant sa production interne. Lorsque l’apport en cholestérol dans l’alimentation diminue, le corps en fabrique plus. Inversement, si l’apport en cholestérol dans l’alimentation augmente, le corps en fabrique moins.

Le cholestérol ne fait techniquement pas partie de la famille des graisses

Le cholestérol est classé dans la famille des stérols. Un stérol est la combinaison d’un stéroïde et d’un alcool. Le cholestérol est liposoluble (soluble dans l’huile mais pas dans l’eau ni le sang) et doit donc être transporté par des protéines spéciales appelées lipoprotéines. Ces lipoprotéines sont classées en fonction de leur densité qui peut être haute (HDL) ou basse (LDL). Les deux classes les plus importantes en relation avec les maladies cardiovasculaires sont les lipoprotéines de basse densité (LDL) et les lipoprotéines de haute densité (HDL). Ces lipoprotéines transportent non seulement le cholestérol, mais également des triglycérides, des vitamines liposolubles et certains antioxydants. Pour cette raison, la concentration de cholestérol que ces lipoprotéines transportent peut varier.

Comment mesure-t-on votre risque cardiovasculaire ?

Les scientifiques ont toujours pensé que c’était la concentration de cholestérol dans les particules de LDL qui était le facteur déterminant dans le développement de maladies cardio-vasculaires. Cependant, des études plus récentes suggèrent que c’est le nombre de particules de LDL présentes dans le sang qui est l’élément le plus important.

Cela a une importance fondamentale en termes de détermination du risque de maladie cardio-vasculaire. En effet, lorsque vous allez chez le médecin pour mesurer votre taux de cholestérol, il est probable qu’il ou elle va mesurer votre taux de cholestérol total, votre taux de LDL et votre taux de HDL. Cela donne une indication sur la concentration de cholestérol (LDL-C) à l’intérieur des lipoprotéines.

Malheureusement ceci n’est pas le facteur qui conduit à la formation de plaque dans les artères, ni aux maladies cardio-vasculaires.

Ce qui devrait être mesuré, c’est le nombre de particules de LDL (LDL-P) présentes dans notre sang. Ces sont ces LDL-P qui donnent une vraie information quant au risque cardio-vasculaire. Ceci est très important, car il est possible d’avoir un taux de cholestérol normal ou même bas tout en ayant un nombre élevé de particules de LDL et donc d’être à risque élevé de maladie cardio-vasculaire, alors que l’on pense que tout va bien. Inversement, il est possible d’avoir un taux de cholestérol élevé mais un nombre de LDL-P bas et donc ne pas être à risque.

Un peu compliqué ? Laissez-moi vous donner une bonne analogie. Imaginons une route, des voitures et des passagers. Les voitures représentent les particules LDL-P (que l’on ne mesure jamais) et les passagers la concentration de cholestérol LDL-C (que l’on mesure habituellement). Les routes représentent les artères et un embouteillage une artère bouchée. Ce qui est important pour éviter un embouteillage ou plutôt ce qui cause un embouteillage, c’est le nombre de voitures (LDL-P) sur la route et non le nombre total de passagers (LDL-C) présents dans ces voitures.

Il a été montré que plus le nombre de composants du syndrome métabolique tels que:

  • L’obésité abdominale,
  • L’hypertension,
  • L’insulinorésistance,
  • Des triglycérides élevés
  • Des HDL bas

sont présents chez un individu, plus il est probable que le nombre de LDL-P soit élevé. Ce qui signifie un risque de maladie cardio-vasculaire plus élevé.

D’autre part, on peut avoir un taux de cholestérol LDL-C élevé avec un nombre de particules de LDL-P bas et avoir un risque beaucoup plus faible.

Si on revient à notre analogie, il y a moins de trafic avec 4000 passagers (LDL-C) dans 1000 voitures (LDL-P) qu’avec 4000 passagers dans 4000 voitures. On peut également avoir un taux de LDL-C plus élevé (8 000 passagers) et un nombre de LDL-P plus bas (2000 voitures) et être moins à risque que dans l’exemple des 4000 passagers dans 4000 voitures. Mais si on va chez notre médecin et qu’il mesure notre taux de cholestérol (LDL-C), il nous dira à tort que c’est trop élevé.

Un taux de cholestérol trop bas n’est pas bon pour notre santé

Des études récentes suggèrent qu’un taux de cholestérol trop bas peut augmenter le risque de décès, en particulier chez les femmes et les personnes âgées. Un taux de cholestérol bas est également associé à un risque accru de maladies, en particulier concernant la santé mentale et les maladies cérébrales.

Voici quelques exemples pour illustrer tout cela:

  • Une étude du Journal of Psychiatric Research a révélé que, les hommes ayant un taux de cholestérol total bas étaient 7 fois plus susceptibles de mourir prématurément de causes non naturelles telles que le suicide ou les accidents, que les autres hommes de l’étude.
  • Dans une étude portant sur plus de 52’000 Norvégiens, les chercheurs ont constaté que les femmes dont le taux de cholestérol total était inférieur à 195 mg / dL présentaient un risque de décès plus élevé que les femmes dont le taux de cholestérol était supérieur à ce seuil.
  • Une étude publiée dans l’American Journal of Medicine a révélé que les personnes de plus de 70 ans dont le taux de cholestérol total était inférieur à 160 mg / dL avaient un risque de décès deux fois plus élevé que celles dont le taux de cholestérol se situait entre 160 et 199 mg / dL.
  • Une étude publiée en 1993 dans The Lancet a révélé que le risque de dépression était 3 fois plus probable chez les hommes de plus de 70 ans ayant un taux de cholestérol bas par rapport à ceux ayant un taux de cholestérol normal ou élevé.
  • Une étude Suédoise a révélé que les femmes avec le taux de cholestérol le plus bas souffraient significativement plus de symptômes dépressifs que les autres femmes dans l’étude.
  • Une étude dans la revue Neurology a montré qu’un taux de cholestérol bas est associé à un risque accru de démence.
  • Un article publié dans le European Journal of Internal Medicine a établi un lien entre un taux de cholestérol bas et la maladie d’Alzheimer.

Que doit-on retenir sur le cholestérol ?

  • Il n’est pas bon pour la santé d’avoir un taux de cholestérol trop bas.
  • Le cholestérol est un marqueur de maladie cardiaque, mais un marqueur n’est pas une maladie.
  • C’est le nombre de LDL-P qui est le meilleur prédicteur de maladie cardio-vasculaire et non le taux de cholestérol LDL-C ou le cholestérol total qui sont malheureusement testés dans la majorité des cas.

Donc la prochaine fois que vous allez voir votre médecin, demandez qu’on vous mesure le nombre de particules de cholestérol (LDL-P). Les deux tests qui existent (aux USA) sont les suivants: Low-Density Lipoprotein Subfraction Profile et NMR particle test.

On continue…

Maintenant que l’on sait que ce sont les LDL-P qui sont importants, voyons ce qui peut élever leurs taux et donc augmenter les risques pour la santé.

Mais avant cela, encore un peu de théorie. Les particules de LDL ne transportent pas seulement le cholestérol; elles contiennent également des triglycérides, des vitamines liposolubles et des antioxydants. On peut imaginer que les LDL sont comme un service de taxi qui transportent des nutriments importants aux cellules et aux différents tissus de notre corps. Donc, si ces particules sont occupées à transporter d’autres choses que le cholestérol, comme des triglycérides par exemple, vous aurez besoin de plus de particules dans le sang pour transporter la même quantité de cholestérol. Et qui dit plus de particules dit… plus de risques! Ça commence à être plus clair ?

Revenons donc à ce qui peut faire augmenter ces particules. Le syndrome métabolique est associé à un taux de triglycérides plus élevé (plus de matière à transporter) et donc à un taux plus élevé de LDL-P (plus de moyens de transport). Une fonction thyroïdienne diminuée est également associée à un taux plus élevé de LDL-P, car l’hormone thyroïdienne augmente l’expression des récepteurs LDL sur les cellules, ce qui augmente la clairance (élimination) des LDL dans le sang. Comme le taux dans le sang est diminué, il faudra en transporter plus pour compenser et donc augmenter les LDL-P. D’autres causes incluent des infections virales et bactériennes qui influencent le métabolisme des lipides, des lésions de la barrière intestinale qui permettent aux toxines de pénétrer dans le sang et ainsi faire augmenter les LDL-P (elles ont une fonction immunitaire) et enfin génétique comme l’hypercholestérolémie familiale.

Pour terminer, voici quelques informations clés tirées d’une interview d’Ivor Cummins

Ivor Cummins est un ingénieur chimiste qui a passé les 25 dernières années à résoudre des problèmes dans le monde des produits de consommation complexes de l’industrie des dispositifs médicaux. En 2013, il a commencé à étudier le cholestérol et le syndrome métabolique et c’est devenu une obsession pour lui. Autant dire qu’il en connait un rayon sur le sujet et ce dans les moindres détails.

  • Plus votre cholestérol est bas, plus votre risque de mourir est élevé
  • Plus votre apport en graisses saturées est élevé, moins vous avez de risque de mourir
  • Le cholestérol total n’est pas un facteur de risque cardio-vasculaire, on peut avoir un taux élevé avec un risque faible de maladie cadio-vasculaire ou un taux bas avec un risque élevé
  • Le cholestérol total n’est pas un marqueur de maladie cardio-vasculaire. Il n’a qu’une association faible, mais pas de causalité
  • Le taux de LDL diminue avec la progression de la résistance à l’insuline (qui est un risque de maladie cardiaque)
  • Le taux de LDL diminue avec la résistance à l’insuline et il est à son plus bas juste avant une crise cardiaque (en raison de la progression de la résistance à l’insuline). Le taux de LDL n’est donc pas spécialement mauvais quand il est élevé au début de la maladie, mais est en revanche très mauvais quand il est plus bas à la fin. C’est pour cette raison que c’est un très mauvais biomarqueur
  • Les personnes qui ont eu une crise cardiaque ont un taux de LDL inférieur à celui des personnes en bonne santé du même âge et du même sexe (étude de 140’000 personnes ayant eu une crise cardiaque)
  • Le calcium dans les artères n’est pas seulement un facteur de risque mais il montre l’état de la maladie dans vos artères. C’est un vrai facteur de risque. Mais il n’a aucune corrélation avec le taux de cholestérol. Le calcium dans les artères peut être mesuré facilement par un CT scanner (coronary calcium scan), mais dont on entend très peu parler…
  • Les ratios tels que le cholestérol total / HDL ou les triglycérides / HDL sont d’excellents prédicteurs de maladies cardio-vasculaires. Le quartile supérieur de ce rapport a 16 fois plus de risque de crise cardiaque que le quartile inférieur. Il est important de noter que ces ratios sont liés à la résistance à l’insuline. Qui a dit que les glucides sont le problème? Moi c’est sur, et vous?

J’espère que cet article vous a intéressé et que vous aurez appris plein de nouvelles choses. Mais surtout, j’espère que cela vous a sensibilisé sur le fait qu’une fois de plus la réalité est différente de nos croyances.

Vous pouvez retrouver sur mon blog d’autres articles sur les sujets à controverses que sont les graisses et les glucides et leur relation avec la santé et les maladies cardio-vasculaires.

Les règles de base dans la pose du KTape

Le KTaping a été conçu par le Dr. Kenzo Kase dans les années 1970 dans le but de traiter les douleurs musculo-articulaires sans limiter les mouvements du corps humain.

Les règles de base pour poser le KTape:

  • Jamais de tensions sur les embases. On retire le KTape du film plastique et on pose sans tension l’embase sur la peau
  • On étend le reste de la bande avec une certaine tension. La difficulté consiste à trouver la bonne tension à appliquer à la bande

Quelle tension appliquer?

La tension de base est de 15-20%, et correspond à la tension d’origine sur le papier.

Une tension modérée de 50% est utilisée pour le drainage ou les lésions musculaires aiguës.

La tension sévère à maximale, de 75 à 100%, est une tension utilisée pour, les techniques ligamentaires, stabilisatrices, ou de correction mécanique.

Quelle direction donner?

En cas de contracture, d’élongation, de déchirure on utilise un montage inhibant (relâchant). Le KTape est alors appliqué de l’insertion distale vers l’origine proximale. Au préalable le muscle sera placé en position d’allongement en tenant compte de la douleur éventuelle. Dans ce cas une tension de base de 15-20% suffit. Il n’est donc pas nécessaire de tendre la bande puisque 15-20% correspond à la tension de départ de la bande.

Pour un montage stimulant (facilitant) utilisé par exemple avant un effort sportif, le KTape est appliqué de l’origine proximale vers l’insertion distale pour faciliter le travail musculaire. Au préalable le muscle sera placé en position d’allongement. Dans ce cas une tension de 25-50% sera utilisée.

Les avantages du Kinesiotape:

  • Confort liberté de mouvement
  • Douche sauna possible
  • Peu d’allergie cutanée
  • Peut s’appliquer sur les poils
  • Ne comprime pas les systèmes circulatoires

Le KT stimule la fonction, est proprioceptif, et ne limite pas ou peu l’amplitude articulaire. C’est un outil sans danger utilisé en physiothérapie et dans le milieu sportif.

Vous trouverez dans la boutique de CapRol, le leukotape K.

Pour leur avenir incitons nos enfants à faire du sport

A notre époque les enfants comme les adultes sont de moins en moins actifs. Nous devrions inciter nos enfants à faire du sport dès le plus jeune âge. Dans l’idéal, nous devrions montrer l’exemple. Comme chez l’adulte, le niveau de sédentarité augmente chez l’enfant !

Nous savons que la sédentarité est un élément négatif sur notre santé, mais chez l’enfant cela va encore plus loin. En effet ce petit être est lui toujours en construction, et certaines capacités ne se mettent en place que durant l’enfance.

La pratique du sport doit être encouragée chez les enfants et les adolescents car elle concourt à un développement harmonieux du corps et à un meilleur équilibre psychique.

Les bienfaits du sport chez l’enfant sont largement connus et reconnus

Le sport permet:

  • L’amélioration des déséquilibres musculaires (attitudes scoliotiques)
  • L’amélioration des qualités psychomotrices
  • L’amélioration de la tolérance à des efforts occasionnels (ski, vacances, …)

« Libérez le potentiel de l’enfant et vous transformerez le monde avec lui ». Maria Montessori

Moins connu le sport a aussi un rôle de prévention chez les enfants. Il joue un rôle de prévention quant aux conduites à risque, à la gravité des accidents, et au tabagisme.

Chez l’enfant deux points particuliers sont importants pour son avenir :

  • La minéralisation osseuse
  • La VO2Max

Le pic de ces deux caractéristiques se situe à la puberté. Si ces deux valeurs n’augmentent pas avant la puberté, ce manque ne pourra pas être rattrapé. Par la suite ces valeurs augmentent lentement, puis diminuent ou se stabilisent.

Pour ces deux pics la diminution est deux fois moins rapide si l’adolescent fait une activité physique régulière, même modérée.

Chez l’enfant et l’adolescent il faut donc essayer de les inciter à faire du sport pour qu’ils puissent obtenir des valeurs hautes pour ces deux pics importants. Il ne faut cependant pas oublier que le meilleur sport pour un enfant est celui qu’il aime, et celui qu’il choisit.

Quelques particularités physiologiques de l’enfant :

Les Activités spontanées correspondent au fond d’entraînement de l’enfant. Il faut essayer de l’inciter à bouger, courir, être simplement en activité autrement que devant un écran.

Ne vous inquiétez pas si son cœur vous paraît battre très vite. La Fréquence Cardiaque Maximale d’un enfant peut dépasser 200 (FCMax chez l’adulte = 220 – âge +/-10).

Le malaise vagal suite à un arrêt brutal de l’effort est beaucoup plus fréquent chez l’enfant que chez l’adulte. Lorsque l’enfant arrête son effort physique il peut être victime d’un coup de frein vagal, c’est-à-dire qu’il peut perdre connaissance pendant un court instant. Il est donc préférable de ne pas arrêter brutalement l’effort. Consigne difficile à faire respecter chez les enfants. En cas de malaise vagal, allonger l’enfant par terre et mettez lui les pieds en l’air.

A condition qu’il soit pratiqué raisonnablement, aucun sport n’est contre-indiqué chez l’enfant. Il est vrai que les traumatismes sportifs sont nombreux. Certains accidents sont incontournables avec la pratique sportive, d’autres doivent être attribués à un surdosage de l’entraînement. L’enfant en croissance présente une fragilité des cartilages de croissance et une hyperlaxité ligamentaire (entorses fréquentes mais bénignes). Une croissance malmenée a pour réponses : la fracture de stress, les ostéochondroses, ou les traumatismes pernicieux des cartilages de croissance. La pratique sportive tout en favorisant la croissance de l’enfant, doit aussi respecter et écouter cette dernière.

N’oublions pas de prendre en considération que l’enfant a une thermorégulation moins performante que l’adulte, et que la régulation de sa glycémie est moins bonne à l’effort.

L’activité physique est importante pour la construction physique mais aussi psychique de l’enfant. Prenons le temps pour nos enfants, n’hésitons pas à les accompagner et à les inciter à être physiquement actif pour un plein épanouissement.

L’asthme n’est pas incompatible avec le sport

Définition de l’asthme

L’asthme est une affection fréquente (1 à 5% de la population) caractérisée par une hyper-réactivité des bronches en réponse à divers stimuli. Elle se manifeste par une diminution réversible du calibre des voies aériennes, d’importance variable spontanément et en réponse aux traitements.

L’augmentation de la résistance des voies aériennes est due à une contraction des muscles lisses bronchiques, à un œdème de la muqueuse bronchique, et à l’accumulation de sécrétions.

L’asthme présente:

  • Des muscles lisses hypertrophiés
  • Un mucus abondant, souvent épais et collant
  • Une expectoration blanchâtre souvent peu abondante

Pendant la crise on a une bronchoconstriction au niveau des muscles lisses. Les inflammations répétées à chaque crise d’asthme amènent un remodelage des bronches broncho-pulmonaires. Par conséquent il y aura une variation de la fonction pulmonaire qui deviendra moins importante. On observera une diminution des différents index de façon permanentes.

Le cercle vicieux de l’asthmatique sédentaire

Les causes de l’asthme

Il faut différencier l’asthme intrinsèque et l’asthme extrinsèque. L’asthme instrinsèque correspond à une prédisposition à l’asthme, à une sensibilité accrue. Il a un aspect atopique. L’asthme extrinsèque lui, est dû aux allergènes.

Les allergènes correspondent aux éléments suivants:

  • Poussières
  • Moisissures
  • Pollens
  • Poils d’animaux
  • Certains aliments

Voici les irritants non spécifiques pouvant être la cause d’une crise d’asthme:

  • Air froid
  • Air sec
  • Ou simplement la fumée

Les crises peuvent être provoquées par une exposition aux allergènes ou par l’hyperventilation d’air sec et/ou froid.

L’asthme d’effort

L’asthme d’effort survient surtout pour des efforts de plus de 6min. Il survient surtout dans le cadre d’activité physique où il y a une agitation des poumons (sauts, course, …). Les sports comme la natation sont moins asthmogènes que les sports comme la course à pied.

L’asthme d’effort touche 6 à 13% de la population générale.

Asthme induit par l’exercice = bronchospasme induit par l’exercice = asthme d’effort

  • Est présent chez quasiment tous les asthmatiques (50 à 90%)
  • Apparaît après 6-8 min d’un effort suffisamment intense 
  • Acmé en 5-10 min,
  • Disparaît en moins  d’1 heure
  • A une période réfractaire souvent de plusieurs heures
  • Est réversible sous béta2mimétiques

Les signes cliniques de l’asthme d’effort

  • Toux durant l’effort, hyper-réactivité à la toux
  • Irritation bronchique
  • Wheezing, sibilance
  • Sensation d’oppression thoracique
  • Arrêt de l’activité physique au bout de 10min

Circonstances favorisantes de l’asthme d’effort

  • Effort dans un environnement sec et froid
  • Effort intense et continu, sans échauffement
  • Air pollué
  • Infection récente des voies aériennes
  • Prise de bêta-bloquants
  • Antécédents personnels de bronchiolite dans l’enfance, d’allergies cutanées et de rhinite allergique. Les bronchiolites dans l’enfance sensibilisent les petites bronches.
  • Antécédents familiaux d’atopie ou d’asthme

Prévention de l’asthme d’effort

  • Échauffement: effet protecteur d’environ 40min
  • Efforts intermittents, de moindre intensité
  • Bonne condition physique
  • Air non polluée
  • Environnement humide et chaud (piscine)
  • Traitement pharmacologique

L’échauffement préventif donne une période réfractaire. Il faut Diminuer l’effort submaximal pendant 2-3min, puis s’arrêter (repos), et recommencer. Cet échauffement sans provoquer de phénomène inflammatoire permettra le gain d’une période réfractaire qui peut être longue d’environ 40min.

Le sportif asthmatique

  • Un asthme bien contrôlé n’est pas une contre-indication au sport
  • Le sport n’a pas d’influence directe sur la maladie asthmatique mais peut avoir des effets bénéfiques par une meilleure condition physique et un équilibre psychologique amélioré
  • L’incidence de l’asthme est la même chez les sportifs de niveau olympique que dans la population générale 5 à 8%. De nombreux champions sont asthmatiques!

L’entraînement permet d’améliorer la manière de respirer de tous les individus, en particulier les asthmatiques. De plus l’activité physique favorise le drainage bronchique.

L’histoire de CapRol

Origine de CapRol, la physiothérapie

Dès mon plus jeune âge j’ai toujours été attirée par la médecine. L’être vivant en général me fascinait par sa complexité et sa capacité d’adaptation. Les champs à explorer me paraissaient infinis, tout autant que le nombre de possibilités pour aider son prochain.

En grandissant je me suis donc naturellement dirigée vers des études dans le domaine médical. J’ai obtenu mon diplôme de physiothérapeute en 2006. Milieu dans lequel je m’épanouis toujours. La physiothérapie a une approche globale du patient dans toute sa complexité. C’est un métier dans lequel on aborde un certain nombre de domaines de la santé, autant au niveau physique que psychologique. Son aspect social nous permet de comprendre les différents schémas comportementaux de l’être humain. Aider ou traiter une personne c’est aussi savoir l’écouter et s’adapter aux caractéristiques et attentes de cette dernière.

Mon objectif premier dans mes traitements de physiothérapie est d’arriver à faire comprendre au patient ce qu’il a et à trouver ensemble les actions nécessaires pour sa guérison et/ou à son amélioration physique.

Il est fini le temps du patient passif qu’on gardait dans l’ignorance ! Je suis ravie de voir que la relation patient-thérapeute s’est transformée en une collaboration. Celle-ci je pense donne de meilleurs résultats. L’apport de la connaissance permet au patient de se prendre en charge et de mieux se connaître. Un patient actif dans son traitement est un élément primordial pour une guérison rapide et durable.

«En apprenant à connaître votre corps, en y étant à l’écoute, vous pourrez mieux comprendre d’éventuelles dysfonctions, et ainsi mieux prévenir et/ou accepter les blessures, les gènes ou les douleurs»

Les patients l’ont demandé, alors CapRol est née

Durant toutes ces années en tant que physiothérapeute mes patients me demandaient souvent où ils pouvaient acheter le matériel que l’on utilisait durant les séances de physiothérapie, ou celui dont je leur parlais. Ils m’ont souvent incitée à vendre le matériel au sein du cabinet. Ne voulant pas mélanger mon rôle de thérapeute avec un éventuel statut de commerçante, c’est une démarche que je n’avais jamais envisagée.

L’idée de la société CapRol a gentiment germé avec le temps. En 2019, après 13 années d’exercices, je passe le pas et décide de répondre à la demande de mes patients et de fonder CapRol.

L’origine de CapRol s’est faite au sein de mon cabinet de physiothérapie auprès de mes patients, mais se destine à tous, sportif ou non, blessé ou non, malade ou en bonne santé, …

En vous fournissant du matériel de sport et de rééducation, CapRol veut vous inciter à travailler et à écouter votre corps, pour pouvoir pleinement profiter du moment présent et préparer sereinement votre avenir.

Un agenda des évènements sportifs Suisses

En regroupant dans un même calendrier un grand nombre d’évènements sportifs, CapRol espère jouer un rôle de prévention de la santé en mettant en avant les activités physiques au sein de notre pays.

Regarder le calendrier régulièrement vous donnera peut-être des idées. Peut-être que cela vous incitera à aller voir certains évènements sportifs, et peut-être que certaines vocations sportives naîtront par ce biais.

Cet agenda est aussi une façon de valoriser ces sportifs qui font vivre et représentent notre pays, une région ou simplement une commune.

Un blog alimenté par des professionnels de la santé et/ou des professionnels du sport

L’objectif du blog est encore une façon pour CapRol de jouer un rôle de prévention de la santé. En faisant circuler, et en soutenant la parole de mes collègues, professionnels de santé et/ou professionnels du sport, je souhaite que le blog de CapRol devienne une source d’information et de discussion pour tous.

Je dis souvent à mes patients que personne n’a totalement tort ou totalement raison et que tout est toujours discutable. Nous sommes tous différents, ce qui est valable pour vous n’est peut-être pas valable pour votre voisin. D’où l’intérêt de s’instruire et d’écouter différentes voix tout en restant critique.

Suivre ce blog vous apportera informations et réflexions. Il vous amènera aussi à connaitre nombre de professionnels passionnés par leur métier et par le fait de partager leur passion et leur savoir avec la population.

À la recherche d’une qualité suisse

Nous sommes à une époque où l’obsolescence programmée de nos objets paraît incohérente avec la prise de conscience écologique.

Vivant dans un pays où la nature est généreuse et très présente, la volonté de promouvoir une éthique éco-responsable paraît indispensable. Voilà pourquoi CapRol ne vend que des produits qui lui paraissent durables et solides, deux qualités que l’on retrouve dans le made in Switzerland.

CapRol n’est à l’heure actuelle pas producteur de produit made in Switzerland mais veut être un acteur économique favorable à notre pays.

 

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Nous sommes passé de l’humain actif à l’humain sédentaire

Les humains ont toujours été très actifs, que ce soit à l’époque des chasseurs-cueilleurs où les humains étaient toujours en mouvement, à la recherche de baies et d’autres aliments à cueillir ou chasser, ou à l’époque de l’agriculture plus moderne où ils passaient la plus grande partie de leur temps dans les champs, à prendre soin du bétail ou à récolter des fruits, légumes, céréales. L’activité n’était pas forcément toujours intense, mais il y avait toujours du mouvement, toujours quelque-chose à faire.

Avec le temps, les choses ont changé, pour le mieux ou pour le pire…

Particulièrement lors des dernières décennies avec :

  • le développement de la technologie et des moyens de transport,
  • l’allongement de la durée des études où tout le monde est assis la plupart du temps
  • le développement des emplois de bureau
  • et tous les divertissements que nous pouvons obtenir à la maison sans avoir à quitter notre canapé.

Avec toutes ces choses qui nous occupent, nous n’avons plus de temps libre pour la pratique du sport. L’humanité est devenue sédentaire, pour ne pas dire en surpoids et paresseux, dans des proportions dramatiques …

Les gens se lèvent le matin, mangent le déjeuner, prennent leur voiture, se rendent au travail, marchent quelques centaines de mètres jusqu’à leur bureau, restent assis la plupart de la journée, retournent à leur voiture le soir, rentrent à la maison, mangent leur souper puis vont s’asseoir dans leur canapé avant d’aller au lit. Et la même chose se répète tous les jours … Il est possible de passer une journée entière à faire seulement quelques milliers de pas !!!

Lorsque l’on compare l’homme actuel avec l’homme d’autrefois qui passait ses journées à se déplacer à l’extérieur et qui était actif la majorité du temps, l’humain moderne ressemble vraiment à un … Je ne trouve même pas le mot … Bien sûr, les temps modernes ont apporté beaucoup de choses positives. Les travaux physiques et manuels sont devenus plus faciles grâce aux machines et à la technologie. Être capable de se déplacer partout beaucoup plus rapidement ou passer une soirée en famille devant la télévision sont toutes de bonnes choses, mais il semble tout de même que nous sommes passés d’une extrême à l’autre …

Si vous ne voulez pas paraître plus vieux que votre âge, il est temps de bouger !

Le manque d’activité physique a clairement joué un rôle dans l’épidémie d’obésité ainsi que dans beaucoup d’autres problèmes de santé. Je le vois par exemple presque tous les jours chez mes patients plus âgés (plus de 80 ans). Ceux qui ont toujours été actifs, qui marchent, montent quelques étages d’escaliers, travaillent dans le jardin, prennent leur vélo pour une balade ou même qui vont se promener à la montagne, font du ski ou s’entraînent dans des fitness tous les jours ont une apparence, une énergie et une vivacité très différentes de ceux qui sont beaucoup plus sédentaires et restent à la maison. On peut être jeune et se sentir très bien et en forme sans faire d’activité physique, mais si on ne veut pas paraitre avoir 85 ans le jour de nos 60 ans, il est grand temps de sortir de notre canapé et de commencer à bouger.

Il n’y a pas besoin d’en faire beaucoup, un peu d’activité peut mener très loin. Aller au travail en marchant ou en vélo, sortir du bus quelques arrêts en avance, se lever de sa chaise tous les 45-60min pour se dégourdir un peu les jambes et s’étirer un peu, prendre les escaliers au lieu de l’ascenseur, faire une promenade après le dîner ou le souper au lieu d’aller direct sur le canapé ou devant la télé, sont des petites choses qui peuvent vous mener dans la bonne direction. Comme je l’ai dit, il n’y a pas besoin d’en faire des tonnes, ces petites choses se cumulent et peuvent faire une énorme différence.

Que faire pour notre santé et notre longévité ?

Bien sûr, on peut en faire plus et je suis le premier à encourager les gens à avoir une vie plus active et à pratiquer une activité physique comme la course à pieds ou le cyclisme par exemple, avec en complément une activité sportive qui travaille la force (type musculation). Ceci est la base de la santé et de la longévité. En effet, la recherche montre que l’endurance, une fois acquise, reste presque au même niveau jusqu’à 60 voir 70 ans sans avoir à s’entraîner comme un athlète de haut niveau. Une fois que l’on est en bonne forme physique, il est très facile de le rester. La recherche montre également que le travail de force est l’activité la plus importante pour garder notre masse musculaire en vieillissant. En effet, nous avons tendance à perdre 2-3 kg de masse corporelle maigre après l’âge de 30 ans, et le travail de force (musculation) est la meilleure façon de garder cette masse musculaire. Une étude a montré que l’entraînement musculaire deux fois par semaine après l’âge de 65 ans diminue la mortalité de 46% par rapport aux personnes sédentaires.

Je vous laisse donc trouver une petite activité par laquelle commencer et ajouter une nouvelle activité chaque semaine ou chaque mois. Cela deviendra vite une routine sans même que vous ne vous en rendiez compte. Par contre, les changements que cela apportera à votre santé et à votre énergie se feront sentir à coup sûr…

Merci à vous d’avoir lu cet article et n’hésitez pas à écrire un commentaire sur mon blog pour nous dire ce que vous avez décidé de mettre en place et les bénéfices que cela vous a apporté.